Homélie
Prière universelle
SOIS SANS CRAINTE MARIE
(Lc 1/26-38)

Tout au long de l’Avent, nous avons vu défiler différents personnages, Élie, Élisabeth, Zacharie, Joseph, Jean Baptiste tout petit alors qu’il est si important. Enfin paraît la dernière, Marie, dans un événement sans témoin, raconté par Luc pour nous faire comprendre ce qui est en jeu dans la naissance du Christ. La pointe de ce récit est à la fin, quand nous entendons Marie se déclarer servante du Seigneur et accepter ce qui lui est proposé.

Nous apprenons ainsi que Dieu ne peut se faire un avec nous sans notre assentiment.
Marie est celle qui ouvre à Dieu la porte de l'humanité.
Cela vaut pour chacun de nous.

N’y a-t-il pas en nous cet espace vierge, au delà de toutes nos ignorances, nos perversités, où Dieu peut se poser, prendre racine, porter du fruit ? Il y a en chaque homme quelque chose de la Vierge Marie, cette capacité d’accueillir, de dire oui, de reconnaître Dieu comme son créateur. Dieu ne s’impose pas, il se propose. Il y a d’ailleurs dans ce que Luc rapporte tout un cheminement. Le oui ne vient qu’à la fin.

UN ENVOYÉ
(Jean 1/6-8, 19-28)

Jean Baptiste et Marie sont les grandes figures qui nous sont présentées au cours de l’Avent, mais c’est seulement dimanche prochain que nous écouterons le récit de l’annonciation, le premier jour de l’attente.

Mais déjà les trois lectures d’aujourd’hui nous parlent de joie. Elles nous font penser à ce que Marie a vécu au temps de sa grossesse. Entre les deux premières lectures, nous avons chanté le magnificat. Comprenons donc que c’est l’humanité qui est en état de grossesse, de gestation jusqu'à la dernière venue du Christ. Celle de l’homme parfait, mais aussi de nous-mêmes.

Aussi ne nous laissons pas prendre par ce qui se passe dans le monde sous nos yeux mais croyons que le meilleur est devant nous, le bonheur indépassable. Le texte d’Isaïe est particulièrement éloquent.

Au fond le temps de l’Avent est
celui de la reprise de conscience de la Bonne Nouvelle,
de l’évangélisation par la joie.

Parce qu’elle est bonne, nous avons du mal à y croire, comme les apôtres qui suffoquaient de joie à la vue de Jésus ressuscité et ne pouvaient y croire. Il y a un au delà des mauvaises nouvelles qui nous bouchent la vue.

 

Prière universelle

Avec toute l’Église, plein d’espérance,
supplions le Seigneur Jésus :

R/ Viens, Seigneur Jésus, viens ! I14

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre