Homélie
Prière universelle

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Prière universelle

Présentons à Dieu notre Père
les attentes, les espoirs et les détresses de tous les hommes. 

R/ I 29b Exauce-nous, Dieu notre Père !

Pour tous les baptisés, qui, en ce temps de vacances,
s’abreuvent à la source de l’Eucharistie
pour raviver en leur cœur le désir de la venue du Seigneur,
prions ensemble. R/   

Pour ceux qui fuient la guerre, la détresse, la violence
et ceux qui se mettent au service de l’unité et de la paix,
prions ensemble. R/

L'avidité des richesse
(Luc 12)

Une histoire d’héritage.
Chacun sait combien ces affaires sont délicates à traiter si l’on ne veut pas entrer dans des conflits interminables.

Quelqu’un demande à Jésus d’arbitrer un conflit de ce genre entre son frère et lui. Il le nomme Maître, le titre propre aux légistes, spécialistes de ces procès. Mais Jésus ne répond pas à sa requête, ce qui supposerait d’entrer dans une fonction qui n’est pas la sienne. Il se démarque des docteurs de la Loi et il en tire occasion pour attirer une nouvelle fois l’attention sur le danger des richesses.

Ce danger n’est pas nouveau. Il n’est pas lié à la société de consommation. Il est de tous les temps. On peut s’attacher à un sac de billes aussi fort qu’à une paire de ciseaux comme Thérèse ou à un patrimoine de milliers d’hectares. Cela peut aller à des formes assez innocentes de l’esprit de possession jusqu’à des formes mortifères. Alors ce sont les richesses qui nous possèdent. Le cri d’Harpagon pleurant la disparition de sa cassette n’est il pas tragique.

Ce n’est pas la possession, l’avoir en soi qui est condamnable. La terre nous a bien été donnée pour que nous en soyons responsables, mais c’est la cupidité, l’attachement, le désir d’un confort excessif par exemple. C’est se laisser prendre par la convoitise. 

Apprends-nous à prier
(Luc 11/1.13)

 

Jésus est Maître en toutes choses. Maître, non seulement celui qui sait pour lui, mais celui qui apprend, qui éveille le goût du savoir. Ceux qui ont quelque expérience en ce domaine, quel qu’il soit, disent bien que le second aspect est plus difficile que le premier. Il y avait, au temps de Jésus, des écoles de prière, comme il y en a toujours aujourd’hui qui ont plus ou moins de succès. Il y avait celle de Jean Baptiste, tout un groupe de disciples dont il est plusieurs fois question dans l’évangile. On y apprenait sans doute moins des formules de prière que des méthodes.

Jésus devait surprendre en ce domaine, en premier lieu par sa manière à lui de prier, parfois insolite, la nuit, avant le lever du jour. C’est en le voyant prier ainsi, seul à l’écart, que les disciples en viennent à lui demander de leur apprendre à prier.. Il a éveillé leur désir.  En réponse il les fait entrer dans son intimité avec le Père, celui qui donne la vie, révèle aux petits les choses du Royaume.

Écoute, ici et là
(Luc 10, 38/42)

Il y a des moments où, comme Marthe, nous sommes débordés par le travail, les occupations,... Nous avons alors du mal à comprendre que les autres ne viennent pas nous aider. On peut râler intérieurement, mais ça peut aussi éclater.
Thérèse d’Avila, qui avait une bonne expérience de ce genre de problèmes dans les communautés, remarque que Marthe aurait pu discrètement confier à sa sœur son embarras, mais c’est à Jésus qu’elle s’adresse : « cela ne te fait rien de ne pas faire attention à ce que je fais, et de donner toute la place à Marie ? » 

Il y a des inégalités dans le travail, des travaux matériels sous estimés, de la pénibilité, des travaux dangereux, cela nous le savons bien. Toute l’agitation autour de la loi sur le travail nous en a rappelé récemment l’importance. Mais il s’agit ici de bien autre chose, de la relation à celui qui nous parle, de la réalité d’une rencontre.  

Le Bon samaritain
(Luc 10/25-37)

Jésus a en face de lui un légiste, un homme de loi, qui lui demande conseil pour être vraiment en règle avec la loi, la loi telle qu’il la connait, telle qu’il l’entend. Jésus lui répond dans le même registre législatif : La Loi ? Tu la connais ; que dit-elle ? Il répond en disant ce qu’il sait par cœur, mais le voici pris à contre pied. Avait-il jamais réfléchi au fondement même de la loi, à la clef de voute qui tient tout l’édifice, à l’amour de Dieu et du prochain ?

Le voici confronté à un autre savoir, bien au-delà du juridique. Ce qu’il attendait en venant à Jésus, ce n’était pas une réponse de ce genre, mais tout simplement s’il devait considérer un samaritain, juif lui aussi, mais de sang mêlé et de religion pas très orthodoxe, comme l’un des siens. Retenons déjà l’importance pour nous, quand nous lisons l’Écriture, de bien voir, comme dans la Loi, ce qui en est la source, celui qui nous parle, dans quel but, avec en mémoire des paroles comme celles-ci :

« ces signes vous ont été rapportés pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » Jn 20/31,
ou bien :
« ces paroles sont esprit et vie… » Jn 6/63, etc…  

Jésus va répondre, mais à sa manière habituelle,, si étroitement liée à sa propre culture, par une parabole, une sorte de miroir qui va lui permettre de se reconnaitre. La parabole qui suit nous la connaissons bien. A priori cet étranger ne fait pas partie des prochains. Il y a quinze jours l’évangile nous disait que les samaritains refusaient l’hospitalité à Jésus sous prétexte qu’il allait à Jérusalem. Pourtant c’est l’un d’eux qui vient au secours d’un homme qui fait visiblement partie de la tribu de Juda. Il va surmonter tout ce qui l’en sépare pour s’approcher, se faire proche de ce blessé.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre