Homélie
Prière universelle
LE BON BERGER
(Jn 10/11-18)

Plusieurs images nous viennent celle du berger, mais aussi celle de la porte étroite de Mt 7, celle qui conduit à la vie, passage obligé par les portes de la mort. En bon berger, Jésus a franchi ces portes de l’enclos qui nous retenait pour partager notre vie, nos servitudes, nos joies et nos peines. Puis il est sorti le premier pour nous conduire vers les verts pâturages de la liberté.

Il n’y a pas d’autre porte que celle de Pâques,
de la mort et de la résurrection du Christ.

Ceux qui veulent faire le mur ne sont que des voleurs qui cherchent à prendre notre vie en nous enrôlant vers d’autres enclos.
Une fois sortis, nous sommes invités à ne pas oublier l’enclos et à y revenir, non par peur, mais pour nous y comporter à la façon de Jésus, en travaillant à la libération de nos frères. La libération des captifs nous y pensons souvent à propos des otages, mais il faut aussi y travailler autour de nous en commençant par nous-mêmes.

Je suis la porte des brebis

Jésus se présente comme le berger, mais il se dit aussi la porte, c’est à dire que c’est par lui que nous passons à la vie. L’image corrige celle du berger que le troupeau n’a qu’à suivre, il nous donne la force de passer par des étapes difficiles, d’un monde à l’autre, il va jusqu’à donner sa vie pour nous. Donner sa vie, c’est à dire qu’il nous fait vivre, penser, aimer, vouloir. Nos actions sont bien les nôtres, mais aussi les siennes, puisque comme dit St Pierre, nous devenons participants de la nature divine.

Il appelle chacun par son nom.

L’image du troupeau, comme celle de la masse, n’est pas très positive. Elle suggère la passivité, celle du troupeau de Panurge.
J’ai connu une religieuse très âgée qui, toute sa vie, avait le soin d’un troupeau de chèvres. Elle disait que ses chèvres lui en avaient appris sur la vie de communauté bien mieux que tous les beaux discours sur la vie de communauté.
Aussi l’évangile précise que le berger connaît ses brebis et que chaque brebis connaît sa voix. Il va même jusqu’à dire que cette relation est calquée sur celle qui unit le Père et le Fils. Il s’agit donc d’une participation à la vie trinitaire.
L’Église n’est pas un troupeau, une collection indistincte d’individus. Elle signifie d’abord convocation, appel à la perfection, à l’achèvement adressé à chacun par son nom, perfection que seul le lien de la charité peut accomplir. Pas besoin de dessin pour nous faire reconnaître la diversité de nos personnes, de nos opinions, mais grand besoin de compréhension, de patience, de bienveillance pour grandir dans l’unité !

22.4.18

 

Prière universelle

En cette journée mondiale de prière pour les vocations,
faisons monter notre prière vers le Christ ressuscité,
notre Bon Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis.

R/I-67 : « Ô Christ ressuscité exauce-nous. »

  1. Prions pour les pasteurs de l’Église : le Pape François, les évêques, les prêtres :
    Jésus, Toi le Bon Pasteur, soit pour chacun l’unique modèle.
    R/
  2. Prions pour ceux qui portent de lourdes responsabilités politiques, économiques, militaires et sociales :
    Jésus, conduis-les par des chemins de Vérité de justice et de Paix.
    R/
    3. Prions pour les responsables de communautés religieuses :
    Qu’à ton exemple, Jésus, ils consacrent toute leur sollicitude au bien des frères et sœurs qui leur sont confiés.
    R/
    4. Prions pour ceux qui cherchent douloureusement leur vocation dans le monde et dans l’église :
    Jésus souffle sur eux son Esprit et guide-les sur un chemin de vie.
    R/
    5. Prions pour nos différentes communautés de vie ici rassemblées :
    Que cette Eucharistie ranime notre vocation baptismale et fasse de nous des témoins de « la joie de l’Évangile » !
    R/

Seigneur Jésus-Christ, notre Bon Pasteur, reçois notre prière,
et conduis- nous sur tes chemins,
Toi qui règne pour les siècles des siècles. Amen

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