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Porter la communion

293Un peu d'histoire... La communion donnée aux malades remonte à la plus haute antiquité. Nous nous souvenons de l'histoire de Tarcisius (cf ci-dessous). C'est bien plus tard, au début du Moyen-Age que se développa la dévotion eucharistique avec les processions, l'exposition et l'adoration du Saint Sacrement. La Messe à la radio ou à la télévision permettent aux personnes âgées ou aux malades de s'y unir, mais il est encore mieux de recevoir la communion directement à partir de la Messe célébrée à proximité.

Si vous connaissez des personnes qui désirent recevoir ou donner la communion, c'est tout à fait envisageable. Il suffit pour ce faire d'en parler au responsable de votre communauté paroissiale ou, s'il s'agit de l'abbaye, de demander à une des sœurs qui se tient à l'entrée de l'église avant et après la messe.
Toutes les explications nécessaires vont seront données. L'hostie consacrée se transporte dans une petite boîte appelée custode et la communion s'accompagne de prière, de lecture, de partage de foi.

C'est toujours l'occasion de manifester la sollicitude de Jésus pour ceux qui souffrent.

« Porter la communion à un malade est un geste de foi et une démarche fraternelle de la communauté eucharistique envers ses membres absents : Un membre de l'assemblée eucharistique apporte à celui qui ne peut y participer le réconfort de la Parole et le Pain eucharistique partagé dans l'assemblée.
De cette manière, le malade reste uni à cette assemblée et il est soutenu par ce geste de fraternité chrétienne. »
Sacrement pour les malades n°27

 Homélies du P. Michel à relire...

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St Tarcisius (d'après une catéchèse de Benoit XVI le 4 août 2010)

Qui était saint Tarcisius ?
Nous ne disposons pas de beaucoup d'informations. Nous sommes dans les premiers siècles de l’histoire de l’Église, plus précisément au troisième siècle; on raconte qu'il était un jeune homme qui fréquentait les catacombes de Saint-Calixte ici à Rome et qu'il était très fidèle à ses engagements chrétiens.
Il aimait beaucoup l'Eucharistie et, de divers éléments, nous concluons que, probablement, il était un acolyte, c'est-à-dire un servant d'autel. Dans ces années-là, l'empereur Valérien persécutait durement les chrétiens, qui étaient contraints de se réunir clandestinement dans les maisons privées ou, parfois, également dans les catacombes, pour écouter la Parole de Dieu, prier et célébrer la Messe. Même la tradition d'apporter l’Eucharistie aux prisonniers et aux malades devenait de plus en plus dangereuse.

Un jour, alors que le prêtre demanda comme d’habitude, qui était disposé à apporter l'Eucharistie aux autres frères et sœurs qui l'attendaient, le jeune Tarcisius se leva et dit: «Veux-tu que je m'en charge?». Ce garçon semblait trop jeune pour un service aussi exigeant !
«Ma jeunesse — dit Tarcisius — sera le meilleur abri pour l'Eucharistie».
Le prêtre, convaincu, lui confia le précieux Pain en lui disant: «Tarcisius, rappelle-toi qu'un trésor céleste est remis entre tes mains. Evite les chemins fréquentés et n'oublie pas que les choses saintes ne doivent pas être jetées aux chiens ni les perles aux cochons. Protégeras-tu avec fidélité et assurance les Saints Mystères?».
«Je mourrai — répondit Tarcisius avec fermeté — plutôt que de les céder».

En route, il rencontra des amis qui, s'approchant de lui, lui demandèrent de se joindre à eux. A sa réponse négative — ils étaient païens — ils devinrent soupçonneux et insistants et ils se rendirent compte qu'il serrait quelque chose sur sa poitrine qu'il semblait défendre. Ils tentèrent de la lui arracher mais en vain; la lutte se fit de plus en plus acharnée, surtout lorsqu'ils apprirent que Tarcisius était chrétien: ils lui donnèrent des coups de pied, lui lancèrent des pierres, mais il ne céda pas. Mourant, il fut apporté au prêtre par un officier prétorien du nom de Quadratus, devenu lui aussi, clandestinement, chrétien. Il y arriva sans vie, mais il serrait encore contre sa poitrine un petit morceau de lin contenant l'Eucharistie. Il fut enterré immédiatement dans les catacombes de Saint-Calixte. Le Pape Damase fit apposer une inscription sur la tombe de saint Tarcisius, selon laquelle le jeune homme mourut en 257. Le Martyrologe romain fixe la date au 15 août et dans le même Martyrologe est rapportée une belle tradition orale selon laquelle, sur le corps de saint Tarcisius, on ne retrouva pas le Très Saint Sacrement, ni dans ses mains, ni dans ses vêtements. On raconta que le pain consacré, défendu par sa vie par le petit martyr, était devenu chair de sa chair, formant ainsi avec son propre corps, une unique hostie immaculée offerte à Dieu.

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