Homélie
Prière universelle
« VOUS AVEZ APPRIS QU’IL A ÉTÉ DIT… »
(Mt 5/17.37)

Ici commence la présentation de la nouvelle loi. Nous sommes loin de ce que l’on cherche dans une religion : des pratiques à observer, des jeûnes, des rites par lesquels on mérite le salut. Jésus en parle peu au point que, quand on lit l’évangile, on pourrait croire qu’il nous appelle à vivre de bons sentiments en oubliant les anciens préceptes. Ce serait une grave erreur ! Il n’enlève rien de ce qui nous était transmis par Moïse et les prophètes, mais il nous invite à le vivre autrement, avec le cœur, dans la lumière de Pâques.

Mais c’est alors que commencent les oppositions : « On vous a dit, moi je vous dis », répété six fois, sans doute une habitude prise à la synagogue où, après une première lecture en hébreu et une traduction en araméen, chacun pouvait s’exprimer, en commençant par cette formule « vous avez appris qu’il a été dit, moi je vous dis » Jésus, quant à lui « parlait avec autorité » Mt 7/29

Jésus ne remet pas en cause les exigences de la Bible, il ne se contente pas non plus d’en faire le commentaire :

la loi du Christ, c’est un appel à la purification du cœur,
c’est-à-dire de nos intentions et de nos désirs,
du centre profond de notre personnalité,
c’est une lucidité nouvelle qui naît d’un regard sur Dieu, vers le Père,
et c’est là la grande nouveauté : imiter Dieu Père.

Alors nous découvrons que tous les critères de la moralité humaine sont imparfaits.
Nous vivons actuellement dans un monde où bien des valeurs sont inversées, où l’on nous dit que le bien est le mal et que le mal est le bien, cela sous couvert de liberté, mais il faut bien admettre que le monde n’est pas obligatoirement chrétien, tout comme Jésus l’enseignait aux disciples sur le point de pénétrer dans le territoire de Tyr et de Sidon. On n’est pas chrétien parce que l’on est français, allemand, italien, espagnol, européen. Aucune nationalité ne fait de nous un chrétien. Nous en avions une belle illustration ces jours-ci dans le voyage du Pape François en Amazonie. L’état et la religion sont deux choses bien distinctes.

On est chrétien
quand on accepte Jésus Christ dans sa vie
et que l’on vit selon sa parole.

Aujourd’hui notre société judéo-chrétienne semble bien malade dans ses mœurs. Mais c’est peut-être le moment pour nous chrétiens de faire la part des choses sans hypocrisie. Le monde qui ne croit pas en Dieu peut bien vivre ce qu’il veut, suivre ses idéologies. Qui se dit chrétien ne peut pas s’en tenir à une inscription sur un registre, se couper de l’Église. Jésus nous interroge :

« Es-tu vraiment mon disciple ? »

as-tu jamais entendu,
comme Pierre, la question :

« Pierre, m’aimes-tu ? »

16.2.20

Prière universelle

Avec confiance, et espérance,
présentons à Dieu nos demandes, sûrs qu’il nous écoute.

Pour tous ceux et celles qui désirent et choisissent de suivre le Christ;
afin que la grâce de Dieu accompagne et soutienne leur offrande,
prions le Seigneur.

I/ 29b Exauce-nous Dieu notre Père.

Pour les responsables économiques et politiques;
afin qu’ils œuvrent réellement pour la paix dans le monde
sans chercher à tirer un profit quelconque des conflits armés,
prions le seigneur.

Pour les malades, les prisonniers, ceux qui sont écrasés par la misère;
pour ceux qui viennent à leur secours et les aident à retrouver leur dignité,
prions le Seigneur.

Pour nous tous rassemblés aujourd’hui,
pour que fortifiés par l’eucharistie,
nous choisissions le chemin que notre Père nous propose,
prions le seigneur.

Dieu notre Père, Toi seul sait ce dont ton peuple a besoin.
Accueille notre prière de ce jour par Jésus le Christ notre Seigneur.
Amen.

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