Homélie
Prière universelle

 

Prière universelle

En communion avec la foule immense des saints
qui ont laissé le Christ transfigurer leur vie,
prions Dieu notre Père pour ceux qui sont en chemin,
tous appelés au bonheur.

R/ : Dieu d’amour, écoute-nous ! (I 12)

Pour les baptisés, pour les priants de toutes les religions,
pour ceux qui cherchent Dieu dans la simplicité de leur vie quotidienne,
prions notre Père, Dieu de toute grâce.

Aimer...
(Mt 22/34-40)

Nous continuons à voir Jésus aux prises avec les questions pièges des pharisiens. Souvenez-vous : le denier de César, le partage d’un héritage, le divorce... L’habileté avec laquelle Jésus répond a de quoi nous remplir d’admiration.

Cette fois, il s’agit de se prononcer sur le plus important commandement de la Loi. Quel est-il ? Si nous ouvrons des livres comme celui de l’Exode ou du Lévitique, nous trouvons des quantités de commandements, qui ne sont pas tous de même importance. Certains relèvent plus du domaine culturel que de la religion. Comment choisir ? Pour des gens enfermés dans leurs façons de voir et de pratiquer, c’est toujours leur opinion qui compte plus que celle des autres.

Jésus ne se laisse pas prendre au piège de la polémique. Il prend tout de suite de la hauteur en liant deux commandements, qu’il prend l’un dans le livre de l’Exode, l’autre dans le Lévitique pour n’en faire qu’un seul, le commandement par excellence, unissant l’amour de Dieu et celui du prochain. C’est de lui que découlent tous les autres.

Comment cela est-il possible ? Comment le comprendre ?

RENDEZ A DIEU CE QUI EST A DIEU
(Mt 22/15-21)

Ils se sont ligués contre lui, résistants et collaborateurs, pharisiens et hérodiens. Ennemis entre eux, ils ont perçu en Jésus un autre danger, un ennemi redoutable qu’ils veulent neutraliser. Le piège est habile : s’il dit qu’il faut payer l’impôt il a contre lui les pharisiens, s’il dit le contraire, c’est le pouvoir romain qui va le sanctionner.

Qui doit décider ? Dieu bien entendu, puisque Jésus est considéré comme parlant au nom de Dieu. Avec perfidie, ils l’abordent en lui disant : « Tu enseignes le chemin vers Dieu ». Avec hypocrisie, ils veulent se servir de Dieu…

Mais Jésus avec une habileté extraordinaire, les renvoie à eux-mêmes. Ils se servent des institutions impériales, c’est de leur poche que doit sortir l’argent, non de la sienne. Bon gré mal gré, ils ont à respecter ce pouvoir impérial, soit par contrainte, soit par conviction, et ils ont à en tirer les conséquences. A eux de savoir s’il faut payer ou non. Jésus n’est pas un militant politique ni un révolutionnaire. Il n’est pas venu fortifier un mouvement de subversion, mais il est venu pour le salut des hommes. Il les invite donc à dépasser leur problématique étroite, pour considérer leur devoir envers Dieu..

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre