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Textes à méditer

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Il y eut devant le Seigneur un vent fort et puissant qui érodait les montagnes et fracassait les rochers; le Seigneur n'était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre; le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, il y eut un feu; le Seigneur n'était pas dans le feu. Et après le feu le bruissement d'un souffle ténu.1er livre des Rois, chap. 19

Tendre l’oreille au plus profond de son cœur… jusqu’à y discerner cette musique de fin silence dans laquelle Dieu se révèle.
C’est là aussi que résonne la Parole de Dieu, non pas celle écrite dans nos Bibles, mais « celle écrite avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. »
Pour conduire sur le chemin de ce silence du cœur, nous vous proposons quelques textes à méditer. Tirés de la Bible, ou d’auteurs de différentes époques, nous espérons qu’ils vous donneront le goût de faire halte « dans le ciel de votre âme » (Élisabeth de la Trinité

« C’est l’absence traversée dans la foi qui conduit à Dieu », dit Michel Rondet. Ô combien cela sonne juste pour moi. Le Samedi saint – malheureusement trop souvent escamoté dans la liturgie catholique, tant il nous presse de fêter la résurrection – est, à mon sens, le point de jonction, le pont, le passage obligé entre la mort et la résurrection de Jésus. Sans ce temps suspendu – ce moment où Jésus a disparu du regard des hommes, où les espoirs mis sur lui, les projections diverses et variées dont il a été gratifié disparaissent, s’effondrent –, rien ne peut exister.

Je suis comme chacun de nous, les mains nues et l’âme vulnérable pour dire, à partir de ma seule expérience, la rencontre avec le plus humain dans l’Homme, Dieu lui-même. Chaque évangéliste est un témoin unique, porteur d’une rencontre unique avec le Christ. Pour chacun de nous, maintenant, il en est de même et nous témoignons de là où notre rencontre singulière, avec lui, se vit. Pour moi, aujourd’hui, le Dieu des abîmes est le seul que je connaisse finalement. Vertige de nouveau. Ce Dieu-là ne descend pas dans les entrailles du mal pour faire de l’effet sur une carte de visite. Difficile de prendre davantage de risques, de s’enfoncer plus loin dans l’ardente fournaise de nos géhennes. Il descend avec nous parce qu’en fait il y est déjà. Il connaît par cœur ces ruelles sombres et ces forêts touffues qui nous habitent. Il connaît et n’a de dégoût pour aucune parcelle de ces terres humaines.

Dieu est l’espérance, l’espérance est Dieu. L’être-là de Dieu est l’espérance.
Notre être-là dit cette espérance.

Extraits de « le Dieu des abimes, à l’écoute des âmes brisées », Isabelle Lebourgeois, Albin Michel 2020

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