Homélie
Prière universelle

 DIEU AU DELA DE NOS IMAGES             Mt 14/22-33                                   19ème dimanche T.O 

Trois lectures qui nous présentent trois hommes vivant en des temps bien différents, mais qui ont en commun d’avoir été saisis par Dieu. Plus rien ne pouvait alors se justifier en eux que par Celui qui se découvrait comme le Vivant. Tous trois pouvaient reprendre ce qu’un autre prophète avait déclaré :

« Tu m’as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire… » 

Une passion pour Élie, Paul et Pierre.
Tous trois connaissent le même problème : connaitre et comprendre celui qui leur parle d’une manière si nouvelle, si simple et si étrange.

« Si c’est toi Seigneur, dis-moi de venir à toi !… »

Tous trois se sont trompés...

Bien-aimé(e)... quoiqu'il arrive !
(Matthieu 17/1-9)

Jésus prit avec lui Pierre Jacques et Jean et il les emmena à l’écart sur une montagne.

Tout nous rappelle la montée de Moïse sur la montagne du Sinaï quand Dieu lui donna la loi de l’alliance. Une nouvelle révélation du Père va avoir lieu, non seulement en faveur de son Fils, mais aussi pour ces trois qui l’accompagnent, les trois premiers nommés dans  la liste des Douze, eux qui l’avaient accompagné chez Jaïre. Ils vont être témoins d’un événement unique dans tout le récit : Jésus « transfiguré », littéralement « métamorphosé » devant eux.

L’éclat de ses vêtements rappelle le vieillard de la vision de Daniel « Son vêtement était blanc comme de la neige ». Parler ainsi de la divinité rappelle l’apocalypse. Jésus est comme revêtu de l’éclat de Dieu lui-même.

LE TRÉSOR ET LA PERLE
(Mt 13/44-52)

« A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu »

Le levain est comme la semence : la fermentation invisible qu’il produit donne à la pâte, toute société ou entreprise humaine, de monter et de prendre un goût nouveau jusqu’à ce que tout ait fermenté. L’étonnant est qu’il ne soit pas écrasé par la pâte.

Le trésor et la perle fine ont en commun avec la semence et le levain d’être cachés. Cela peut demander des années d’efforts sans cesse renouvelés avec la tentation de tout lâcher. Mais quelle joie dans la découverte !

Ce n’est pas la joie superficielle du commençant qui n’a pas connu l’épreuve, qui n’a pas de racine en lui-même, une joie passagère, mais celle du vieux Paul quand il déclare aux Colossiens : « En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous » ‘Col1/23’ 

Qui dit semence dit croissance. Le Royaume est en croissance dans l’histoire.[...]

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre