Homélie
Prière universelle
TOUCHER JESUS CHRIST
(Marc 5/21-43)

 

Pourquoi l’évangile a-t-il emboîté ces deux miracles ?
Parce qu’il s’agit de femmes, alors tenues pour quantité négligeable ? On veut faire remarquer que le Christ leur apporte le salut tout comme aux hommes, qu’elles soient jeunes ou âgées.
Remarquons que dans le premier récit beaucoup de personnes touchent le Christ, mais qu’une seule est guérie. Pourtant cette foule a une certaine foi en Jésus, mais cette femme a une motivation particulière. Elle a épuisé tous les moyens de guérison, elle a dépensé tous ses biens, elle est au bout du rouleau et il ne lui reste plus que cette foi en Jésus. Dieu laisse ainsi parfois aller les choses très loin, sur l’arête entre la vie et la mort. C’est toute la pauvreté de l’homme qui a besoin de manquer pour penser au Père, comme dans la parabole des deux fils, à propos du fils prodigue.

SAINT JEAN BAPTISTE
(Luc 1/57-66.80)

 

N’importe qui existe en Dieu avant même d’exister dans le sein de sa mère. C’est vrai pour les prophètes comme pour chacun de nous. Habiter dans le temps est notre façon d’habiter l’éternité. Voici donc Jean Baptiste, hôte de l’éternité de Dieu qui fait surface dans le temps. Comme lui, nous sommes voulus, engendrés par Dieu. Par le seul fait d’exister, nous disons que Dieu vient au monde, qu’il prend visage dans le monde, tout comme le Christ, premier né d’une multitude de frères. Comme Jean Baptiste, nous annonçons sans même en avoir conscience, celui qui est venu, qui vient et qui viendra.

LAISSER FAIRE DIEU
(Marc 4/26-34)

Deux petites paraboles sur la démesure du don de Dieu

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre