Homélie
Prière universelle
JE SUIS LE PAIN DE VIE 18ème TO
(Jn 6/24-35)

 

Nous venons d’entendre la lecture de trois textes rédigés à des siècles de distance :

FAITES ASSEOIR LES GENS
(Marc 6/1-15)

 

Le repas, la nourriture tiennent une grande place dans la Bible. C’est un besoin élémentaire de l’homme. Dès le livre de la Genèse, il est question de manger ou non le fruit de l’arbre. Ensuite, dans les autres livres, la question est omniprésente. Dans le Lévitique le repas doit obéir à un certain rituel, à des règles complexes.

VENEZ A L’ECART
(Marc 6/30-34)

« Venez à l’écart, reposez-vous un peu ! » Devant tant d’excitation et de fierté, Jésus ne trouve rien à dire de mieux que de les inviter à se reposer un peu.


Bien des siècles plus tard, saint Bernard déclarait, dans le même esprit :
« Il est nécessaire, de se préserver des dangers d'une activité excessive, quelles que soient la situation ou la charge que l'on occupe car - dit-il au Pape de l'époque et à tous les Papes, à nous tous - les nombreuses occupations conduisent souvent à la "dureté du coeur", elles ne font que "tourmenter l'esprit, épuiser le coeur et faire perdre la grâce" (II, 3). Cette mise en garde vaut pour tout type d'occupations, y compris celles qui sont inhérentes au gouvernement de l'Eglise. La parole que Bernard adresse à ce propos au Souverain Pontife, Eugène III son ancien disciple à Clairvaux, est provocatrice: "Voilà, écrit-il, où toutes ces maudites occupations qui vous absorbent ne peuvent manquer de vous conduire, si vous continuez à vous y livrer tout entier, sans rien réserver pour vous-même. »

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre