Homélie
Prière universelle
FAITES ASSEOIR LES GENS
(Marc 6/1-15)

 

Le repas, la nourriture tiennent une grande place dans la Bible. C’est un besoin élémentaire de l’homme. Dès le livre de la Genèse, il est question de manger ou non le fruit de l’arbre. Ensuite, dans les autres livres, la question est omniprésente. Dans le Lévitique le repas doit obéir à un certain rituel, à des règles complexes.

VENEZ A L’ECART
(Marc 6/30-34)

« Venez à l’écart, reposez-vous un peu ! » Devant tant d’excitation et de fierté, Jésus ne trouve rien à dire de mieux que de les inviter à se reposer un peu.


Bien des siècles plus tard, saint Bernard déclarait, dans le même esprit :
« Il est nécessaire, de se préserver des dangers d'une activité excessive, quelles que soient la situation ou la charge que l'on occupe car - dit-il au Pape de l'époque et à tous les Papes, à nous tous - les nombreuses occupations conduisent souvent à la "dureté du coeur", elles ne font que "tourmenter l'esprit, épuiser le coeur et faire perdre la grâce" (II, 3). Cette mise en garde vaut pour tout type d'occupations, y compris celles qui sont inhérentes au gouvernement de l'Eglise. La parole que Bernard adresse à ce propos au Souverain Pontife, Eugène III son ancien disciple à Clairvaux, est provocatrice: "Voilà, écrit-il, où toutes ces maudites occupations qui vous absorbent ne peuvent manquer de vous conduire, si vous continuez à vous y livrer tout entier, sans rien réserver pour vous-même. »

DEUX PAR DEUX
(Marc 6/7-13)

Ici, dans sa patrie, Jésus vient d’être rejeté alors qu’il enseignait dans la synagogue. Cette étape de son ministère est terminée, désormais il ne sera plus question de synagogue, il enseignera dans les villages. L’attention se centre davantage sur les Douze. Ils avaient été appelés pour être avec lui, proclamer la parole, chasser les démons, mais ils n’étaient pas encore passés à l’acte. Maintenant le moment est venu, Jésus les envoie deux par deux et leur donne autorité sur les démons impurs.
Deux par deux : pour s’épauler, en frères. Parmi eux, Simon et André, Jacques et Jean l’étaient déjà, mais il s’agit d’une autre fraternité. Elle ne se fonde plus sur les liens du sang, mais sur un envoi commun. Ce chiffre deux est important, parmi eux et dans la première communauté. Quand on est deux la tentation de s’accaparer l’autorité reçue est moins grande. Chacun a sa manière propre de dire la parole, ce qui laisse de la liberté à l’auditeur.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre