Homélie
Prière universelle
Être SOI pour TOUS
(jean 15/26)

A la Pentecôte, ceux qui sont à Jérusalem viennent de tous les coins du monde connu. Ils ne sont ni meilleurs ni pires que nous. Ils ont entendu parler de résurrection. Quand ils entendent Pierre et les autres chanter les merveilles de Dieu et proclamer la Bonne Nouvelle ils sont rejoints dans ce coin d’eux-mêmes qui aspire à autre chose, qui attend qu’enfin advienne un monde nouveau. Et le miracle se produit.
Ils comprennent et se comprennent. C’est l’étonnement : « comment se fait-il que chacun de nous entende ces Galiléens dans sa langue maternelle ? ». La vérité se révèle.
Nous savons qu’il y a bien des manières de l’approcher

AFIN QUE LE MONDE CROIE
(Jean 17/20-26)

Grâce à cet évangile de Jean, nous venons de voir et d’entendre Jésus prier. Ce n’est pas la première fois. Souvenez-vous, à plusieurs reprises ses disciples l’ont vu prier la nuit, souvent à l’écart, au point qu’ils ont osé lui demander un jour : « Apprends-nous à prier ! » Il leur a enseigné le Notre Père. Ils l’ont entendu dire : « Je te rends grâce ô Père d’avoir caché ces choses aux sages et aux puissants et de les avoir révélées aux tout petits ! » La prière faisait partie de sa vie, mais cette fois c’est autre chose.

L’heure est grave, nous sommes à quelques instants de la trahison, de l’arrestation. La violence et la mort rodent. Mais l’heure ruisselle d’amour.

« Ayant aimé les siens qui étaient dans ce monde, il les aima jusqu’au bout »…
« …pour qu’ils ne fassent qu’un comme toi en moi et moi en toi et que le monde croie»

ASCENSION
(Luc 24/46-53)

« Pour eux, s’étant prosternés devant lui, ils revinrent à Jérusalem en grande joie »

Ne plus pouvoir entendre, voir, toucher quelqu’un que l’on aime, c’est une dure épreuve. Comment expliquer cette joie dont parle St Luc ?

Au mieux il arrive qu’un sentiment nouveau apparaisse, la certitude d’une autre forme de présence de l’absent. Au souvenir du passé, l’on comprend mieux des attitudes, des paroles, le sens profond d’une vie. On s’engage alors à poursuivre une œuvre, à prolonger un engagement.

C’est une approche très humaine de ce qu’ont vécu les apôtres après l’Ascension et la Pentecôte, mais il y a bien plus que cela : Jésus les a quittés, mais soudain il est là, plus visible, plus réel que jamais. Disparu à leurs yeux, il est entré dans un ordre de réalité jusque là inconnu, celui que, faute de mieux, nous nommons celui des corps glorieux
Ils peuvent alors partir dans le monde dire que Dieu est avec nous jusqu’à la fin des temps.

Essayons d’approfondir un peu…

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre