Homélie
Prière universelle

Luc 24,35-48

Rappelons-nous : Jésus s’est manifesté aux disciples d’Emmaüs, alors même qu’ils parlaient de lui. Et lorsque ces mêmes disciples viennent raconter aux Apôtres ce qui s’est passé sur la route, Jésus se tient au milieu d’eux. C’est l’évangile d’aujourd’hui. Il perce le secret des cœurs : « Pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? » Et pour faire face aux objections, Jésus souligne les signes de sa présence : « Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! » Les signes distinctifs de Jésus, personne ne peut lui disputer. Ce sont ses mains et ses pieds percés par les clous de la croix.

Ce sont les signes de son identité en même temps que les signes de son amour : il a donné sa vie.
Ainsi en va-t-il
de toutes les cicatrices humaines
et donc de toutes nos cicatrices :
elles sont les marques indélébiles du passé mais elles attestent en même temps que ce passé est dépassé.

Miséricorde est l’un des attributs que Dieu se donne lui-même lors de sa révélation faite à Moïse : je suis " LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de véritéʺ. Ex. 34, 6.

            Cette miséricorde s’est exprimée dans les relations de Dieu avec le peuple de l’Ancienne Alliance. Celui-ci, rebelle, avait en face de lui un Dieu bon, tendre, qui aime et pardonne. Les prophètes le reconnaissent dans leurs différentes interventions : "Tu as agi envers nous selon ton entière bienveillance et ton immense tendresse, Seigneur notre Dieuʺ Ba 2, 27. "De nouveau tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer nos péchés ! Ainsi tu as accordé à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveurʺ Mi. 7,19-20. "Ephraïm n’est-il pas pour moi un fils précieux… ? Voilà pourquoi mes entrailles frémissent : je lui ferai miséricorde. – Oracle du Seigneurʺ Jr. 31, 20.

Dieu montre sa miséricorde
dans l’amour, la bienveillance, la compassion, le pardon envers son peuple.
Nous disons donc que la Miséricorde de Dieu
c’est l’expression de l’amour plus fort que l’infidélité et l’offense de son peuple.

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Croire
(Jn 20,1-9)

La foi juive connaissait la résurrection des morts à la fin des temps, mais ce qui venait d’arriver était tout à fait inattendu. Une résurrection en plein milieu de ce temps c’était proprement incompréhensible. Jésus leur en avait parlé, mais ils n’avaient pas compris.

On voit alors ces hommes et ces femmes affrontés à un double défi :

- croire en un messie crucifié. Personne n’y avait pensé. Le messie ne pouvait être que victorieux.
- croire ce messie vivant.

Il fallait alors relire l’Écriture autrement, découvrir en elle ce qui restait caché et qui apparaissait alors en pleine lumière. Croix et résurrection devaient aller de pair.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre