Homélie
Prière universelle
Homélie du P. Désiré

Aujourd’hui, nous célébrons l’Épiphanie. Épiphanie, c’est mot d’origine grecque qui signifie manifestation ; nous célébrons donc aujourd’hui comment le Seigneur a voulu manifester sa venue parmi les hommes aux Mages venus d’Orient.

L’Épiphanie est célébrée en principe le 06 janvier. Mais, la Conférence Episcopale de France la renvoie au dimanche plus proche de cette date. Les traditions de différents pays nous enseignent que l’Épiphanie connue surtout comme la fête des Mages ou des « Rois » est, en Espagne, le grand jour où les enfants reçoivent des cadeaux des Rois et non de papa Noël ; En Italie, précisément à Venise, ce jour, les gondoliers défilent déguisés en sorcières ; en Allemagne, les enfants font du porte-à-porte pour bénir les maisons, déguisés en rois mages. Présentée ainsi, et du fait de ses traditions festives et ludiques, l’Épiphanie est une fête pour les enfants ; néanmoins, ce sont des Mages qui retiennent presque toute notre attention.

Pourtant, en célébrant l’Épiphanie, nous faisons un prolongement des célébrations de Noël pour continuer à nous interroger sur l’Enfant Jésus. Que signifie la naissance de cet enfant qui attire des Rois venus de si loin pour l’adorer ? Qu’est-ce cela peut nous révéler de Dieu?

Homélie du P. Jacques Ngimbous, sj.

Il est évident pour nous aujourd’hui que Marie est la Mère de Dieu. Il nous paraît normal et naturel de vénérer la Vierge Marie en sa qualité de mère du Verbe incarné. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il a fallu au moins trois siècles à l’Église, à ses théologiens les plus réputés et à ses doctes les plus érudits pour le reconnaître et l’intégrer au nombre des articles de la foi. Plus de trois cents ans de luttes violentes, de querelles inutiles, de divisions et de haine gratuite pour parvenir à une conclusion qui relevait pourtant de la plus simple des logiques : si Jésus est Dieu et que Marie est la mère de Jésus, donc Marie est la mère de Dieu. – Cela nous apprend qu’il faut du temps pour faire la lumière sur certaines choses et pour rétablir la vérité. Le mensonge, la manipulation et la violence ne peuvent pas sempiternellement faire de l’ombre à la vérité. La vérité est comme le soleil. Quelles que soient longueur de la nuit et l’épaisseur de ses ténèbres, le soleil finit toujours par se lever. Il est impossible d’empêcher le soleil de briller.
Peut-être qu’en ce moment, il y en a parmi nous qui sont victimes du mensonge des autres et de leurs calomnies. Peut-être que certains parmi nous vivent le martyre au quotidien du fait que la vérité ne soit pas encore totalement faite sur des événements douloureux qu’ils ont vécus par le passé ou sur des pans entiers de l’histoire de leur famille. Certains ont probablement une vie brisée par de fausses accusations. A ceux-là, à celles-là, Marie demande de prendre patience. Marie leur promet que la vérité et la justice auront le dernier mot. Car « aucun mensonge ne peut survivre éternellement ».
Cela Marie l’a compris très tôt. Pour cette raison, tous les événements liés à la conception et à la naissance de son Fils, elle « les retenait » et les « méditait dans son cœur ». C’est cela la force de la Vierge Marie : le silence, la retenue et la prière.

Homélie de la messe de la nuit de Noël

Bonsoir à tous,

Cette nuit, « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 2) « Oui un enfant nous est né, un fils nous est donné » (Is 9, 6), c’est l’accomplissement de cette prophétie du prophète Isaïe que nous célébrons cette nuit. Ce qui s’est accompli depuis plus de 2000 ans, continue encore à être célébré aujourd’hui car, le message de Dieu est éternel. Ainsi a-t-il voulu dans sa magnanimité prendre chair et naître au milieu des hommes à travers la Vierge Marie promise en mariage à Joseph de la tribu de David.

Frères et sœurs, depuis le cloître des sœurs, nous avons écouté des lectures qui nous ont raconté comment le Fils de Dieu est venu au monde. Dans la généalogie de ce Fils de Dieu, Matthieu nous laisse contempler trois groupes d’ancêtres avec à leur tête : Abraham, David et Jéchonias, ce dernier étant le premier après la déportation. Il faut rapidement le dire, l’intention est claire : Jésus est descendant de la maison de David. Il est le Messie annoncé par les prophètes et attendu par tout le peuple Israël ; Lui, le Fils de Dieu, la Parole du Père, s’est incarné pleinement dans l’histoire de l’humanité ; il a une généalogie humaine enracinée dans un peuple concret, celui d’Israël. Il n’est donc pas un extraterrestre ou un Ange venu du Ciel. Sa naissance est un fait historique qui a eu lieu lors du premier recensement terrestre ordonné par l’empereur Auguste alors que Quirinius était gouverneur de Syrie (Lc 2, 1-2), nous l’avons entendu de de l’Évangile selon Saint Luc. Christ est donc pleinement homme au milieu des hommes, né dans une famille humaine.

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