Homélie
Prière universelle

Ces jeunes filles nous représentent tous. Nous sommes tous invités à des noces.

Les lampes allumées disent notre vigilance, l’intensité de notre désir, le sens profond que nous donnons à notre vie.

C’est justement ce qui est mis à l’épreuve par la durée de l’attente et par la nuit. Dans notre monde marqué par tant de catastrophes, d’incertitudes, de crises diverses, il est facile de se décourager, d’oublier de mettre l’huile nécessaire pour entretenir la flamme. Il en faut une bonne réserve pour ne pas perdre cœur et ne pas se laisser entraîner par ce qui fait recette , du côté du pouvoir ou de l’argent, en vivant ce que l’instant peut procurer de plaisir immédiat. L’évangile nous dit que nous allons vers des noces, mais ce n’est pas la joie des noces que la crise nous promet.

Non seulement l’époux tarde à venir, mais il fait nuit. On ne le voit pas, on entend seulement un cri dans la nuit qui nous annonce son arrivée.

Mot du P. Michel en m'envoyant son homélie : "Bonne fête ! Je ne dirai sans doute pas tout à fait la même chose demain pour le jubile de soeur Anne Joseph" alors ne vous étonnez pas des différences et n'hésitez pas à regarder la transmission de la célébration !

HEUREUX VOUS LES SAINTS !<

Dans l’histoire, on n’a pas toujours rendu service aux saints. Non seulement en martelant leurs visages aux portails des cathédrales, mais sans doute pire , en écrivant leur vie, avec les meilleures intentions du monde, dans un style bien pensant, souvent affligeant de fadeur et de mollesse.

Ici il n’y a pas de statues de saints, à part celle, fort belle, de la Vierge Marie. On ne les voit pas affublés d’habits de parade qui les rendraient bien incapables de faire le ménage ou de scier une planche. Même St Benoit et Ste Scholastique n’ont droit qu’à un petit vitrail bien caché… On leur a vissé sur la tête des couronnes, de crainte qu’ils ne passent inaperçus. Bref on les a souvent déshumanisés, oubliant qu’ils ont eu mal aux dents, des cors aux pieds, de l’arthrose comme tout le monde.

TU AIMERAS
(Mt 22/34-40)

Nous continuons à voir Jésus aux prises avec les questions pièges des pharisiens. Souvenez-vous : le denier de César, le partage d’un héritage, le divorce. L’habileté avec laquelle Jésus répond a de quoi nous remplir d’admiration.
Cette fois, il s’agit de se prononcer sur le plus important commandement de la Loi. Lequel ? Si nous ouvrons des livres comme celui de l’exode ou du lévitique, nous trouvons des quantités de commandements, qui n’ont pas tous la même importance. Certains relèvent plus du domaine culturel que de la religion. Comment choisir ? Pour des gens enfermés dans leurs façons de voir et de pratiquer, leur opinion est toujours la meilleure.

Jésus ne se laisse pas prendre au piège de la polémique.
Il prend tout de suite de la hauteur en liant deux commandements,
qu’il prend l’un dans le livre de l’Exode, l’autre dans le Lévitique
pour n’en faire qu’un seul, le commandement par excellence, unissant l’amour de Dieu et celui du prochain.
C’est de lui que découlent tous les autres.
Comment cela est-il possible ? Comment le comprendre ?

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre