Homélie
Prière universelle

TOUT LE MONDE TE CHERCHE Marc 1/29-39

Jésus se montre souvent comme un guérisseur, un thérapeute, un ennemi des maux qui accablent l’homme. Mais nous le voyons aussi renoncer à son pouvoir de guérir et attribuer la guérison à la foi du malade, comme à l’aveugle, à l’hémoroïsse, auxquels il dit : « Ta foi t’a sauvé ». Il ne faudrait pas en conclure trop vite que la guérison est la conséquence de la foi. Jésus guérit souvent des gens gratuitement si l’on peut dire, sans qu’il soit question de leur foi, le fils de la veuve de Naïm par exemple, la femme courbée, l’aveugle de Jn 9, la multiplication des pains, etc. On pourrait ajouter la belle-mère de Pierre.

La foi sauve, mais elle est elle-même un don de Dieu.
L’amour de Dieu la précède, et tout ce que nous avons à faire est d’y acquiescer.
La foi est toujours réponse.

Après les miracles, la question qui vient est « Qui est-il ? » La foi véritable ne pourra venir qu’après la Résurrection, même pour ses disciples. En attendant, on reste toujours dans l’incertitude. S’il est aussi puissant, n’est-ce pas lui le Messie qui vient nous libérer de l’occupation romaine ? C’est pour se dégager de cette ambiguïté que Jésus demande le secret.
Ne sommes-nous pas souvent comme les contemporains de Jésus ? N’attendons-nous pas souvent de Dieu qu’il vienne mettre de l’ordre dans le monde, régler les problèmes à notre place, nous épargner échec et souffrances, alors qu’il est venu pour être Emmanuel, Dieu avec nous ?

 

UN ENSEIGNEMENT NOUVEAU                   Mc 1/21-28                               4ème TO

Les scribes et les docteurs de la Loi ne disent rien d’eux-mêmes, ils ne font que commenter la Parole. Or voici Jésus qui annonce du nouveau. C’est bien de lui que parlent les anciens textes, comme il le dit aux disciples d’Emmaüs, mais ils ne lui disent pas ce qu’il doit faire. C’est l’Ecriture qui se conforme à ce qu’il est. Pour nous, c’est le Christ qui donne autorité à la bible et non pas l’inverse. Souvenons-nous du discours sur la montagne ; « On vous a dit,… moi je vous dis ».

La bible, comme le dit l’Apocalypse, est un livre scellé. Seule la vie du Christ peut l’ouvrir. N’en va-t-il  pas d’ailleurs de même pour nos vies ? Nous nous connaissons si mal ! Quelle fut la surprise de ses auditeurs en entendant Jésus leur parler, sortir de lui-même ce qu’il leur disait ! Autorité d’une parole qui va jusqu’à maitriser les forces de la nature et du mal ! Décidément du nouveau se produit. Et la question se pose ; « Qui est donc cet homme ? »

 LE ROYAUME DE DIEU EST PROCHE Mc 1/14-20

En lisant saint Marc, comme nous le faisons cette année, nous voyons que Jésus a d’abord rejoint le groupe des disciples de Jean Baptiste, se faisant disciple de celui qui l’annonçait jusqu’à lui demander d’être baptisé par lui ; Jean Baptiste arrêté, sa mission s’arrête et Jésus prend le relais. Il part au nord, en Galilée et sa prédication se résume en cette formule : le Royaume de Dieu est tout proche. Si nous entendons par Royaume de Dieu sa domination sur toutes choses et en particulier sur le mal, elle n’a jamais cessé. Il est Seigneur de toute éternité. Mais la façon dont il domine le mal nous est révélée par Jésus Christ. Dominer le mal ne signifie pas le faire disparaître, mais prendre appui sur lui, l’utiliser, comme Jésus le fait dans la Passion en laissant Satan épuiser ses forces.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre