Il faudrait peut être nous souvenir nous-mêmes de la première rencontre de quelqu’un qui a marqué notre vie, que nous avons aimé, que nous ne pouvons pas oublier, pour mieux vivre cette scène si riche en détails, où les verbes sont si nombreux.
Tout commence par l’opposition entre Jean Baptiste, immobile, que l’on va voir au désert, et Jésus qu’il désigne comme celui qui passe, va et vient. Nous n’avons pas affaire à une divinité statique, mais à un vivant. Jean le désigne, sans rien dire de plus.
Nous voyons alors les deux disciples se mettre à suivre Jésus.
Pourquoi ? C’est justement ce que veut savoir Jésus, quand il pressent qu’on le suit et se retourne : « Que voulez-vous ? » Origène a noté qu’après six paroles en ce premier chapitre, la septième est de Jésus : « Que voulez-vous ? ». C’est sa première parole. Elle est importante pour nous aider à préciser nos intentions. Une parole toujours actuelle.
Saint Paul vient de nous le dire, dans la seconde lecture : tel est le mystère caché depuis le commencement : Nous sommes tous appelés à ne former qu’un seul corps, aussi différents que nous soyons. Tout a commencé dans la différence, pour nous rappeler qu’aucun d’entre nous, juif ou païen, homme ou femme, surdoué ou débile, ne peut se prendre pour l’universel, pour Dieu. Nous avons besoin de l’autre, des autres, pour exister vraiment. C’est pourquoi Genèse 1 nous montre Dieu créant de la différence, le jour et la nuit, le sec et l’humide, les espèces. L’être humain est créé homme et femme et c’est leur union qui met au monde l’homme, image du divin.
L’épisode des Mages annonce la convergence de tous les étrangers en l’homme nouveau qui vient de naître. Les Mages sont aux antipodes d’Israël, prêtres de l’Iran ancien, lettrés astrologues, souvent moqués dans la Bible. Ils n’ont rien à voir avec les juifs. Leur venue indique que les hommes les plus éloignés du peuple élu, les participants de toutes les cultures finiront par converger vers cet enfant nouveau, comme si l’évangile de Matthieu commençait en nous mettant en présence de la fin des temps.
L'année s'achève et plein d'évènements sont venus donner leur couleur particulière à ce mois de décembre.
En plus de ceux mentionnés ci-dessous, nous n'oublions pas le jubilé de Sr Marie-Jacques,
la rencontre avec le Père Louis-Marie, le marché de Noël,
et bien sûr la grâce de vivre la liturgie en ces temps de l'Avent et de Noël...
Père... des Cieux
Le 1er dimanche de l'Avent, choisi par nos évêques pour inaugurer la nouvelle traduction du Notre Père, fut pour nous l'occasion d'une journée fraternelle avec nos amis des environs.
Après l'Eucharistie, inauguration de l'exposition de nos crèches dans la salle du 1er étage de la tour avec une passionnante catéchèse de Sr Christine autour de nos petits santons.
Après Sexte, nous nous retrouvons à la salle St Benoit pour un pique-nique "théologique" (!!!) non sans avoir écouté l'interview de Mgr Guy de Kerimel. Nous étions 6 ou 7 par table partageant notre nourriture tout en échangeant notre façon de comprendre, de vivre, ce qu'est la tentation, le péché, le mal, le combat spirituel. A notre table, plusieurs cultures, plusieurs états de vie : l'échange nous a passionnés pendant tout le temps du repas sauf... une parenthèse accordée pour recevoir une recette de flan aux pommes succulent ! ...
A renouveler... (ou à refaire !)
(échos de Sr Anne-Joseph)