Prière universelle 

Ouvrons notre cœur aux cris de tous nos frères…
Que notre prière en ce jour, fasse monter vers le Seigneur
les appels de tous ceux qui aspirent à la lumière.

Avec le pape François, et tous qui sont appelés à entrer dans la démarche :
« Pour une Église synodale : communion, participation et mission »
Avec tous ceux qui cherchent comment répondre à leur vocation personnelle
et à servir l’Église et leurs frères en humanité,
Crions vers le Seigneur notre confiance, lui qui conduit l’Église.

I 31 – O Seigneur, écoute et prends pitié !

Homélie du P. Michel

Le Fils de l’homme, ainsi Jésus se désigne-t-il, en parlant de lui-même. Il laisse entendre qu’il est plus que lui-même, plus que ce que l’on voit en lui. De fait il entre dans la peau du personnage du Fils de l’homme, un personnage qui a un programme à suivre, des actes à poser, écrits dans le Livre, une Parole à accomplir. Il obéit à l’Écriture et la mène à son terme. Il vient exercer le jugement de la fin des temps, juger le monde. Mais lui va être jugé par le monde pour le sauver. Tel est le contexte de l’évangile du jour avec en particulier l’annonce de la Passion.

En Mt 25, la droite et la gauche sont « polarisées » : il y a un bon et un mauvais côté. Parfois l’expression « à droite et à gauche » signifie de tous côtés : regarde à droite et à gauche Ici il s’agit des places d’honneur.. Le mot « siéger » fait penser plus au tribunal qu’aux convenances d’un repas. « Vous siégerez sur douze trônes pour juger les tribus d’Israël » A « droite et à gauche » fait penser aux assesseurs du tribunal. Or le seul autre emploi de cette expression se trouve dans le récit de la Passion, à propos des deux malfaiteurs crucifiés à droite et à gauche de Jésus. Voilà qui donne à penser, de même que les deux expressions «boire le calice » et « recevoir le baptême »  Par conséquent « ceux à qui c’est destiné » du v.40 désigne les deux malfaiteurs. C’est à ces deux hommes qu’il revient d’assister le fils de l’homme dans sa fonction de juge de la fin des temps.

Homélie du P. Michel 

Il était riche de pas mal de choses, pas seulement matérielles, mais il sentait quand même un vide en lui, un manque, puisqu’il vient trouver Jésus.

Restons un  moment sur ce verbe « manquer ». On s’est beaucoup servi de cet évangile pour distinguer entre des commandements nécessaires (tu ne tueras…) et des « conseils » facultatifs (vends ce que tu as). Dans cette perspective, ce qui manque est un supplément gratuit, une sorte d’option dont on peut se passer. Ce n’est pas ce que dit notre texte. Les derniers 1000 euros qui vous manquent pour acheter cette voiture, vous empêchent tout simplement de l’acheter. On pourrait multiplier les exemples : tu veux épouser une telle mais tu n’as pas son consentement. Tout projet peut être réduit à néant quand « une seule chose manque », si cette chose est essentielle, autrement dit : l’observation des commandements ne peut suffire à procurer la vie éternelle. Paul ne parle pas autrement : on ne peut pas être sauvé par les œuvres de la loi.

 Il reste que cet homme doit choisir entre conserver sa richesse et son statut social et tout quitter pour suivre Jésus.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre