Prière universelle
En cette heure où Jésus aima les siens jusqu'au bout,
rassemblés autour de l’autel,
prions Dieu notre Père pour tous nos frères les hommes.
Au seuil de sa Passion,
Jésus nous donne sa Chair et son Sang en nourriture :
« faites ceci en mémoire de moi »
Prions pour notre Pape, notre évêque, tous les évêques et tous les prêtres,
afin qu'ils soient renouvelés dans la mission qu'ils ont reçue,
remplis d'action de grâce, et rayonnants de la Paix de Dieu.
R/ I-12 : Dieu d'amour, écoute-nous!
Au seuil de sa Passion,
Jésus se met à genoux devant ses disciples pour leur laver les pieds :
« heureux serez-vous si vous le faites ».
Prions pour les diacres, ceux qui sont au service des plus démunis,
pour les soignants en cette période de pandémie,
afin qu’ils soient les témoins de la tendre compassion de notre Dieu.
Au seuil de sa Passion,
au cours du dernier repas Jésus dit à ses disciples :
« que votre cœur ne se trouble pas ».
Prions pour les catéchumènes dont le baptême est différé,
pour les victimes du Coronavirus et leurs proches dans l’angoisse,
afin que la présence aimante de Jésus les réconforte.
Au seuil de sa Passion,
Jésus prononce des paroles brûlantes à nos cœurs :
« j’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ».
Il nous convie à sa table avec nos amis et voisins retenus chez eux.
Prions les uns pour les autres,
afin que notre communion à son Corps et à son Sang,
renouvelle notre unité, notre attention fraternelle, notre espérance et notre foi.
Dieu notre Père,
regarde ton Église qui veut suivre ton Fils dans le mystère de sa Pâque,
écoute sa prière pour tous les hommes et exauce-la, par Jésus le Christ notre Seigneur.
Amen
Trêves
En Syrie, au Yemen au Cameroun des trêves se signent pour s'unir et lutter contre l'ennemi commun : LE virus...
serait-il donc en train de mettre tout le monde d'accord ?
Jean de la Fontaine (notre voisin de Château Thierry) déjà avait décrit cela dans " Le chat la belette et le petit lapin " !
Du palais d'un jeune Lapin
Dame Belette un beau matin
S'empara ; c'est une rusée.
Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
Elle porta chez lui ses pénates un jour
Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
Parmi le thym et la rosée.
Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
Dit l'animal chassé du paternel logis :
O là, Madame la Belette,
Que l'on déloge sans trompette,
Ou je vais avertir tous les rats du pays.
La Dame au nez pointu répondit que la terre
Etait au premier occupant.
C'était un beau sujet de guerre
Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.
Et quand ce serait un Royaume
Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
En a pour toujours fait l'octroi
A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.
Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
- Or bien sans crier davantage,
Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas.
Jean Lapin pour juge l'agrée.
Les voilà tous deux arrivés
Devant sa majesté fourrée.
Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
Les petits souverains se rapportants aux Rois.
Puisse le Raminagrobis de cette année, "arbitre expert en tous les cas", ne pas nous croquer tous !
L’ENTREE DANS LA VILLE
Tout a commencé par un malentendu lors de cette entrée à Jérusalem ; C’est un drôle de roi qui est entré, sur une ânesse, une monture peu glorieuse, même quand il faut accomplir l’Ecriture, une monture qui ne lui appartient même pas, avec comme escorte une foule de Galiléens, ces gens mal vus de ceux de Jérusalem. Rien de bien triomphal, tout aussi déconcertant que la crèche de Bethléem.
Mais pour les apôtres c’est enfin l’accomplissement de ce qu’ils espéraient. Jésus prend possession de la ville royale, la cité de David, la ville sainte où il doit inaugurer le Règne de Dieu.
Mais on est en pleine méprise. Il en va souvent de même avec les foules qui poussent en avant un homme fort, un leader politique : combien d’exemples dans l’histoire à la naissance des dictatures ! Les faibles ont plus que d’autres besoin d’un pouvoir fort.
Ici la foule va devoir mettre sa foi en un Christ crucifié.
Tout au long du récit de la Passion, nous avons vu s’affronter comme deux logiques, celle du péché et de la mort et celle de la vie.
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