C’est l’été ! Peut-être est-ce aussi les vacances, peut-être pas, mais dans tous les cas, cette période donne envie de vivre l’imprévu, de partir à l’aventure ! On a envie de s’échapper un peu du quotidien, de nos habitudes et de nous laisser transporter vers d’autres paysages.
Alors, cet été, ouvrons grand notre cœur pour laisser la Vie y entrer à grandes vagues et tant pis (tant mieux ?) si elle vient bousculer quelques-uns de nos châteaux de sable.

Vivons des aventures, traversons déluges et déserts, tombons sous le charme de belles femmes et d’hommes valeureux, chantons avec les rois et découvrons des territoires nouveaux en nous (re)plongeant dans la Bible. Avec ces 73 livres, nous avons trouvé notre lecture de l’été !

Partons à la rencontre de l’Autre, comme nous partons à la découverte d’une terre inconnue ! Cela peut être notre femme, notre mari, notre enfant, notre voisin ou collègue. Regardons-le avec un œil neuf et découvrons-le comme la merveille aimée de Dieu. Quels sont ses rêves ? Quelle chanson l’émeut aux larmes ? Quelle odeur le ramène en enfance ?

Plongeons dans la nature en plein foisonnement à cette période et, comme saint François d’Assise, dans le cantique des créatures, émerveillons-nous ! Offrons-nous des moments de contemplation et admirons la beauté, la générosité, la diversité, la fragilité et la force de la Création.

A travers la Parole de Dieu, à travers les autres, à travers la nature, explorons les profondeurs de notre cœur. Ressentons, vibrons, soyons touchés et offrons ces bouquets d’émotions à Dieu. Et pourquoi pas sous forme de poèmes, comme sainte Thérèse ?  Après tout, c’est l’été : c’est le moment d’essayer !

Homélie du P. Michel

« Ils étaient choqués à son sujet »

Tant que Dieu est loin de nous, il ne nous dérange pas, pas plus qu’un orage quand il tonne au loin, ou une guerre au Mali.

On allait visiter Dieu au temple de Jérusalem tous les ans. Entre temps il ne dérangeait pas trop les gens de Nazareth. Mais quand l’un d’eux se met à parler en public comme  jamais personne ne l’a fait et même accomplit des actions étonnantes, alors on ne comprend plus. Or Dieu n’est il pas au milieu de nous ? Ne sommes-nous pas réunis en son Nom ?

Ne nous invite-t-il pas à tendre l’oreille,
et à regarder de plus près
où nous en sommes
avec nos frères et sœurs, nos proches, nos voisins,
si nous sommes vraiment bons, aimables, justes ?

 Homélie du P. Michel 

OU EST LA FOI QUI SAUVE ?

Ce n’est pas en raison de sa propre foi que cette jeune fille sera sauvée de la mort, c’est par la foi de son père. Nous trouvons dans les évangiles plusieurs récits analogues. Par exemple, en Mt 9 c’est la foi des porteurs et non celle du paralysé qui entraine sa guérison ; voila qui souligne notre solidarité. Nous partageons avec tous ce qu’il y a de bien dans nos vies. Parfois la foi n’est même pas mentionnée, comme dans le récit de la résurrection du fils de la veuve de Naïm (Luc 7 :11) ou des guérisons du paralytique de Jean 5 et de l’aveugle-né de Jean 9.

Là nous apprenons que la foi n’est pas la cause ultime de la guérison, elle est simplement nécessaire à l’accueil de cette santé nouvelle, notre manière de nous l’approprier.

La cause ultime est bien la tendresse de Dieu pour nous.

Abbaye
Notre Dame de
Jouarre