Prière universelle
Dieu fait germer sa Parole dans le monde.
Dans la confiance, tournons-nous vers Lui et implorons-le.
Pour que chaque baptisé se souvienne qu’il est appelé dans le champ de Dieu,
sonÉglise, où la moisson est abondante, prions Dieu notre Père.
R/I 36 Dieu notre Père, prends pitié de nous.
Homélie du P. Benoit Ferré, sj
Et si cette fête du St Sacrement était l’occasion de communier comme si c’était la première fois ? Nous le faisons régulièrement, peut-être tous les dimanches, peut-être encore plus. C’est très beau, et en même temps, c’est comme tout on risque de s’y ‘habituer’ dans un sens qui n’est pas toujours très positif. Et si nous venions communier, aujourd’hui, comme si c’était la première fois ?
Il ne s’agit pas forcément de se remettre dans nos souvenirs de premier communiant. Plutôt de se remettre à la place des disciples ce soir-là. Eux ils étaient Juifs, dépositaires du trésor de l’Alliance de Dieu avec le peuple d’Israël, et tout ce que nous avons entendu dans les lectures, c’était enraciné en eux – dans leur tête, leur cœur, leur corps. On a entendu 2 choses importantes.
> D’abord cette Alliance, entre un Dieu qui avait donné à Moïse ses lois et ses ordonnances, et le peuple qui avait dit « nous allons mettre tout cela en pratique », cette Alliance, elle avait été scellée par le sang, le sang des taureaux, répandu sur l’autel et sur le peuple. On peut s’imaginer à la place du peuple en train d’être aspergé du sang des taureaux… on n’est plus très habitués. Mais c’était ça, le sang de l’Alliance. Le signe qu’on s’engage avec un Dieu qui s’engage envers nous.
> Et puis deuxième chose importante, St Marc rappelle que les Juifs qui fêtaient la Pâque devaient immoler un Agneau. En souvenir de ce moment central pour Israël, où Dieu avait libéré le peuple, en le conduisant de l’Egypte à la Terre Promise. Il s’était révélé comme Dieu libérateur. Mais avant la Terre Promise, avant les 40 ans au désert, avant la traversée de la Mer Rouge, il y avait d’abord eu le sang de l’agneau, sur les portes, pour que les enfants d’Israël ne soient pas tués, la nuit où l’ange de la mort est passé tuer les enfants égyptiens. Cet agneau les a préservés, il reste le signe du salut de Dieu. Alors pour fêter la Pâque, pour se souvenir du jour où Israël est sorti d’Egypte, pour faire mémoire de Dieu libérateur, on mange le pain sans levain, que le peuple avait cuit rapidement pour s’enfuir, et on immole l’agneau qui sauve, on fait couler son sang.
Voilà ce que les disciples ont reçu de la tradition, voilà ce qui a façonné leur vie de croyants Juifs, lorsqu’ils se retrouvent, ce soir là, avec Jésus. Et quand ils l’entendent dire « Ceci est mon corps », « ceci est mon sang », c’est tout ça qui revient. L’odeur des sacrifices, l’agneau pascal immolé chaque année, la fidélité de Dieu envers leur peuple, les récits que leurs parents leur ont fait de la libération d’Egypte. Sauf que là, il y a du nouveau, il y a du jamais-vu pour les disciples. « Ceci est mon sang ». Ils connaissent ça par coeur, le sang du sacrifice, en mémoire de l’Alliance et du salut. Mais d’habitude c’est le sang d’un agneau, d’un taureau. Or voilà 1/un homme qui le jour de la Pâque parle de son propre sang, et 2/leur donne à boire.
Lire la suite : Saint Sacrement - 2024 - Homélie et Prière universelle
Prière universelle
Implorons ensemble le Dieu trois fois Saint
qui nous rassemble en cette fête de la Sainte Trinité.
Pour le Pape François et ses pasteurs,
Prions notre Dieu, unique et trois fois saint.
Qu’il insuffle un esprit toujours nouveau pour
construire un monde plus fraternel, sans laisser personne de côté.
R : I 20 Dieu d’amour, entends notre prière.